Photo HUDERF
FRNLEN

>>Recherche clinique

Une unité consacrée au développement, à l'organisation et à la professionnalisation des essais cliniques est opérationnelle depuis septembre 2008. Cette unité de recherche clinique (URC) est le fruit d’une collaboration entre le CHU Brugmann et l'HUDERF.

Cette URC est membre de l'European Forum for Good Clinical Practice.

Participer à un essai clinique ou être "cobaye" ?

L'essai clinique chez l'être humain, à tout âge de la vie, constitue une des étapes incontournables. Grâce à cette méthodologie, la médecine a connu nombre des avancées thérapeutiques actuelles.

Dans l'imaginaire collectif, l'essai clinique a mauvaise réputation pour différentes raisons : nouveauté, tâtonnement, inconnu, incertitude, expérimentation, placebo, effets secondaires mal connus… Le patient (ou le volontaire sain) a le sentiment de servir de cobaye.

Participer à un essai cliniqueParticiper à un essai clinique, c'est avoir un rôle actif envers sa santé, être altruiste. L'essai clinique représente une chance de bénéficier d'un traitement innovant lorsqu'il n'existe pas de traitement ou que les traitements existants sont inefficaces ou mal tolérés. L'expérimentation humaine est donc irremplaçable pour établir la valeur réelle d'un traitement. Cette forme de médecine, à la recherche de certitudes, est la source de "la médecine basée sur les preuves" (evidence-based medicine).
En effet, il est rare que l'on connaisse parfaitement l'évolution naturelle d'une maladie. Il est souvent impossible, sur base de quelques faits cliniques, de déterminer si le résultat observé provient de l'effet du traitement lui-même, d'une guérison spontanée ou d'un effet placebo. De ce fait, la plupart des essais cliniques sont dits "contrôlés" c'est-à-dire que le traitement à l'essai est comparé soit à l'absence de traitement soit à un autre traitement connu. Cette validation sur l'homme se déroule dans un cadre légal très strict.

Aujourd'hui, la participation à un essai clinique est volontaire; le patient reste toujours libre de se retirer de l'essai à tout moment en ayant la garantie de recevoir par la suite le traitement le mieux adapté à sa maladie.
Les patients qui acceptent de participer à un essai sont particulièrement bien surveillés et accompagnés. Le nombre de visites et le temps consacré sont généralement supérieurs à ceux du traitement standard, ce qui est parfois perçu comme une lourdeur mais compensée par le soutien psychologique reçu.

Les patients, toutes origines confondues, hésitent très souvent à participer à des essais cliniques alors qu'ils ne redoutent pas d'ingérer des substances qui n'ont fait l'objet d'aucun contrôle (comme les plantes chinoises). La subjectivité des patients reste importante. Mais après une première participation, la perception du patient est bien différente. Le scepticisme du début fait place à la reconnaissance et l'enthousiasme.
Nos institutions publiques sont là avant tout pour soigner des patients, pas pour s'en servir comme cobayes. Voilà un mot à chasser de notre vocabulaire.

Textes de référence :