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>>Bruno De Meue, nouveau Directeur Général

Bruno De Meue

Fin octobe 2014, Bruno De Meue a pris ses fonctions de Directeur Général à la tête de l’HUDERF. Quel est son parcours? Quels sont ses objectifs? Quels sont les défis qui l’attendent?

Osiris News : A la sortie de l'école de commerce Solvay, vous décidez de vous orienter vers l'industrie chimique. Pourquoi ce choix ?

Bruno De Meue : Au cours de mes études, je me suis rendu compte que j’avais besoin de concret, de réel. J’ai donc très vite su que je ne m’orienterais pas vers l’audit ou la banque, par exemple. Je voulais travailler dans l’industrie. Quand Tessenderlo (NLDR: entreprise active dans le secteur chimique) m’a proposé un poste, j’ai accepté. J’y suis resté plus de 25 années.

Pourquoi avoir passé presque la totalité de votre carrière au sein de cette entreprise ?

D’une part parce que je m’y plaisais, ce qui est essentiel à mes yeux. De l’autre parce que j’ai eu l’opportunité de changer de type d’activité tous les 5 à 6 ans et d’occuper des postes très différents les uns des autres. J’ai successivement exercé les fonctions de directeur commercial, directeur financier et directeur général, ce qui m’a permis d’avoir une vue globale de l’entreprise. Pendant toutes ces années, j’ai pu développer mes capacités d’adaptabilité et de flexibilité: étudier de nouveaux marchés et tenter de les comprendre a été très stimulant!

Suite à une restructuration, vous quittez la société et vous dirigez vers la gestion de l'énergie. C'est un domaine qui vous tient à coeur ?

La gestion de l’énergie est l’un des grands défis de notre société. Il y a beaucoup de choses à faire dans ce domaine. Avec des amis, j’ai créé une compagnie spécialisée dans l’éclairage LED. Ce type d’éclairage diminue en moyenne de 65% la consommation électrique par rapport aux éclairages classiques. C’est vraiment une solution d’avenir.

Pourquoi avoir quitté cette jeune société pour l'HUDERF ?

Tout comme l’énergie, la santé est un domaine de grands défis, j’ai donc toujours gardé un oeil sur les postes qui s’ouvraient dans ce secteur. Dès que j’ai appris que celui de Directeur Général de l’HUDERF s’ouvrait, j’ai postulé! C’est une chance réelle que de pouvoir apporter sa modeste contribution à une telle institution.

Quels sont les défis qui vous attendent à l'HUDERF ?

Depuis que je suis arrivé, j’ai constaté une extraordinaire motivation chez tous les intervenants; mon premier défi sera donc d’arriver à les soutenir et les accompagner dans la réalisation de leurs projets. Ensuite, il y a un gros travail de structuration des démarches à entreprendre. Toutle monde a beaucoup d’idées. Pour développer les plus pertinentes d’entre elles, il va falloir les objectiver et les prioriser. C’est une étape à faire ensemble. Les idées et la motivation sont là; je vais jouer les chefs d’orchestre, en quelque sorte.

Quelle est votre vision de l'avenir de l'HUDERF ?

Je veux conforter sa position de centre de référence. Notamment en soutenant la recherche et la démarche qualité. Pour assurer notre rôle d’hôpital de première ligne pour les enfants, il faut aussi que nous continuions à assurer une bonne formation de l’ensemble de notre personnel.

Avez-vous eu l'occasion de rencontrer Francis de Drée, le nouveau Directeur Général du CHU Brugmann ?

C’est l’une des premières personnes que j’ai voulu rencontrer à mon arrivée. Nous allons travailler ensemble afin de mutualiser davantage nos ressources. Pour mieux répondre aux défis qui nous attendent, il importe de travailler en équipe. Et pas uniquement avec le CHU Brugmann! Avec le regroupement prochain de différents hôpitaux bruxellois au sein du CHU de Bruxelles, nous allons travailler en équipe avec tous les hôpitaux qui y prendront part. C’estune chance d’avoir la possibilité de travailler ensemble, cela nous ouvre plus de portes.

:: Aller sur le terrain, une étape essentielle :: Dans les semaines qui viennent, il y a peu de chances de trouver Bruno De Meue dans son bureau. Il a prévu de passer beaucoup de temps dans les différents services de l’hôpital. «Aller sur le terrain est très important pour se rendre compte de la réalité du travail. En particulier pour quelqu’un qui, comme moi, vient d’un secteur complètement différent. C’est la meilleure manière de comprendre mes interlocuteurs
N’hésitez pas à aller à sa rencontre! «J’aime la franchise. Quand il y a une demande ou quelque chose qui ne va pas, il faut venir m’en parler pour trouver une solution ensemble

Auteur : Elise Dubuisson
Source : Osiris News (n° 37, décembre 2014-février 2015)